« Il faut être prêt à revivre sans cesse son premier jour de travail » : entretien avec Annett Wege sur le management de transition
Lorsqu’Annett accepte un mandat, elle sait rarement à quoi s’attendre exactement. En tant que CFO de transition, elle a l’habitude de rejoindre des organisations qui traversent une phase de déséquilibre. Il peut s’agir d’un poste vacant, d’une absence mal tombée au sein de la direction ou de lacunes de savoir-faire que personne ne parvient vraiment à combler. C’est précisément son métier.
« Il faut être disposé à travailler en mode projet », explique Annett. « Il faut aussi être prêt à revivre sans cesse son premier jour : nouvelle entreprise, nouvelle équipe, nouveaux systèmes. Et malgré tout, être opérationnel tout de suite. »
Pourquoi les entreprises ont besoin du management de transition
Les mandats ne naissent pas uniquement d’une croissance rapide. Le plus souvent, tout part d’un manque : une personne clé absente du jour au lendemain, une décision trop longtemps reportée, une équipe qui se retrouve sans direction. Selon Annett, la véritable cause n’est souvent ni financière ni opérationnelle. Elle relève plutôt de la gestion des ressources humaines :
« On s’intéresse souvent trop tard à ses propres collaboratrices et collaborateurs. Le choix de qui occupe quel poste répond parfois davantage à des considérations politiques qu’à des critères de compétence. Et soudain, le savoir manque là où il est déterminant. C’est pour cela qu’on a besoin de gens comme nous. »
C’est justement là qu’elle voit la valeur ajoutée des managers de transition : le regard extérieur. « Nous n’avons pas d’œillères. Nous apportons un large éventail d’expériences sur la manière dont d’autres entreprises procèdent et sur les bonnes pratiques qui fonctionnent. Et nous continuons d’apprendre à chaque nouveau mandat. » Ce regard extérieur permet d’aborder des problèmes devenus trop familiers en interne pour être encore remis en question.
Concrètement, au quotidien, cela signifie mettre en place des structures là où elles font défaut. Il s’agit par exemple d’introduire la planification et l’analyse de trésorerie, de former les équipes, de transmettre les connaissances, de développer ses propres outils ou d’optimiser des systèmes comme SAP. Le rôle de manager de transition ne se limite donc jamais à combler un vide. Il consiste toujours aussi à renforcer les capacités de l’entreprise : à la fin du mandat, celle-ci doit être mieux armée qu’au départ.
Pourquoi les entreprises et les managers de transition choisissent-ils FS Partners ?
Pour Annett, la collaboration avec FS Partners n’est pas le fruit du hasard. Elle apprécie le rôle que FS Partners assume en coulisses. Cela commence par la validation des clients avant le début du mandat, afin de vérifier au préalable leur solvabilité et leur réelle volonté de coopérer. S’y ajoutent la gestion administrative et, tout simplement, la présence d’un interlocuteur à l’écoute lorsqu’un mandat s’avère exigeant. « Il faut un bon partenaire à ses côtés. Quelqu’un qui vous traite d’égal à égal et qui comprend les enjeux du métier. »
Un grand merci à Annett pour son engagement et pour la franchise de cet échange. Nos remerciements vont également aux Executive Interim Managers de notre pool FS Partners, qui accomplissent chaque jour un travail remarquable pour nos clientes et clients.
FS Partners met à disposition des managers de transition expérimentés comme Annett. Tout au long du mandat, nous accompagnons aussi bien nos clients que les dirigeants en mission, de la validation jusqu’à la clôture.